Le Burn Out

Voici un thème qui me tient à cœur ayant moi-même vécu le burn out, étape de ma vie particulièrement difficile et long (voir ma présentation dans « Qui suis-je ? ».

Je suis passée par toutes les étapes décrites dans ce petit article.

Ok mais alors un burn out c’est quoi ? un peu de définition

Également appelé syndrome d’épuisement professionnel ou parental, il est caractérisé par une grande fatigue tant physique que psychique.

C’est la conséquence du stress devenu chronique (voir mon article sur le stress), d’un surinvestissement que ce soit en milieu professionnel ou personnel, d’un profil trop perfectionniste, d’une pression trop importante qui devient ingérable, d’en effectuer toujours « trop », être sans limite.

Le burn out s’installe progressivement c’est la phase de burn in, on s’épuise, on perd le sentiment d’accomplissement (insatisfaction permanente), dépersonnalisation (on ne se reconnait plus) : j’en décris les symptômes un peu plus bas.

Le corps lâche petit à petit, l’activité du cerveau diminue, les réserves s’épuisent jusqu’au moment où l’énergie est à zéro telle une pile « à plat » c’est le décrochage et un matin on ne peut plus se lever et on devient un « burny » ou un « burn-outé » : ce sont les petits qualificatifs que j’aime bien.

A cette étape le corps est grillé, consumé telle une allumette qui a brûlé puis s’éteint, l’énergie a disparu, comme une maison dont le disjoncteur aurait sauté, donc plus d’électricité et que le frigo, faute de courant électrique, avait perdu toutes ses réserves alimentaires (c’est imagé mais tellement ça).

Beaucoup de personnes confondent le burn out et la dépression, mais ce n’est pas la même chose car un burn out ne rime pas avec tristesse ou morosité comme une dépression.

Mais dans certains cas, suivant le terrain de chaque personne (antécédents, environnement…) , ce burn out peut glisser sur une dépression s’il est mal pris en charge ou pas du tout pris en charge et bien entendu suivant les antécédents.

Le burn out peut être souvent mal interprété et/ou mal compris (on peut vite juger un burny comme quelqu’un qui abuse ou fainéant : je l’ai entendu ça). C’est un syndrome qui ne se voit pas et comme toute maladie ou syndrome qui ne se remarque pas visuellement comme une jambe cassée avec béquille et plâtre, eh bien le burn outé (ou le burny : oui c’est comme ça qu’on peut se nommer) est peu crédible et pourtant….

Les symptômes et la phase de déni

Ils s’installent petit à petit sans s’en apercevoir, en général avec une « belle » (façon de parler) phase de déni, où on ne va pas s’écouter, ni écouter nos proches ou amis qui voient que quelque chose ne va pas, qui trouvent que l’on a changé, on n’a plus de limites (cumul des heures de travail par exemple, on zappe le déjeuner, on travaille la tête dans le guidon) : phase de surinvestissement, on ne se satisfait plus de ce que l’on accomplit donc on en fait encore mais toujours pas suffisant, on finit par se déconnecter des autres, à s’isoler.

Le corps donne des signaux d’alerte de plus en plus forts pour nous dire « eh oh je m’épuise là tu m’en demandes trop ! » mais qu’on n’écoute pas ou alors on va se dire « oh j’ai encore un truc qui ne va pas aujourd’hui pffff » sans se demander pourquoi.

Ces symptômes peuvent varier d’une personne à l’autre mais on retrouvera des signes communs (dans mon cas je les ai tous eus car mon déni était tel que mon pauvre petit corps ne savaient plus quoi faire pour me dire d’arrêter donc il m’a fait cocher toutes les cases des alertes)

  • Fatigue
  • Migraines ou céphalées
  • Crises d’angoisse
  • Ralentissement des capacités mentales (pertes de mémoire et de concentration, brouillard mental)
  • Problèmes de sommeil (endormissement et/ou réveils nocturnes et/ou réveil matinal)
  • Démotivation, désengagement
  • Ruminations (la petite souris qui tourne dans sa roue sans s’arrêter)
  • Hypertension
  • Irritabilité
  • Cynisme
  • Isolement social (voir phobie sociale)
  • Douleurs musculaires et articulaires (arthrose, tendinites à répétition)
  • Intolérances au bruit (ne plus rien supporter)
  • Prise de poids

Comment s’en sortir ?

La toute première chose à faire c’est de consulter son médecin et de se faire aider en parallèle en psychothérapie, sophrologie, naturopathie et se mettre en arrêt maladie.

La naturopathie, peut intervenir pour rééquilibrer le terrain, rechercher la cause avec la recherche par le bilan naturopathique d’événements déclencheurs, de carences nutritionnelles, d’un environnement familial et professionnel particulier, …. Et surtout à apprendre à gérer le stress, à s’écouter, se déconditionner, se déformater, prendre du temps pour soi et SE REPOSER.

Plusieurs outils sont à la disposition de la naturopathie : diverses techniques pour apprivoiser le stress, diminuer la fatigue, avec entre autres, le rééquilibrage alimentaire, la micronutrition, la respiration, l’exercice physique adapté etc… et de la patience.

Mais je vous rassure, on s’en sort avec de bons outils, de bonnes méthodes et une bonne prise en charge mais il faut savoir que c’est long de récupérer, très long et qu’il ne faut pas se décourager.

Le disjoncteur on peut le remettre en route en appuyant sur le bon bouton et tout se remet en marche, le tout c’est de trouver l’origine de la panne.

Dans la prochaine suite de cet article, j’aborderai plus les causes et conséquences plutôt physiologiques, ce qu’il se passe dans notre corps lors d’un burn in et burn out (car là ça va être long sinon)